Qui pourrait me résumer ce qui s est passé au kosovo avec milosevic ?

Qui pourrait me résumer ce qui s est passé au kosovo avec milosevic ? - Actualité - Discussions

Marsh Posté le 19-01-2003 à 14:48:01    

Chronologiquement, ce qu'il a fait au kosovo ce qu'il se passait la bas et en serbie, pourquoi, comment ca s'est passé jusqu'à son arrestation etc etc...
Ca m'arrangerai parce que je comprend pas tout la
:/
Merci d'avance :)


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GT : Befa21
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Marsh Posté le 19-01-2003 à 14:48:01   

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Marsh Posté le 19-01-2003 à 22:44:41    

cai pour un espozai? :D


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https://www.flickr.com/photos/lebacqs/ --  Voyage: 390 jours en Asie et Le blog
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Marsh Posté le 19-01-2003 à 22:47:10    

" MILOSEVIC s'est fait sur le Kosovo en y attisant la crise, prédisait il y a huit ans un avocat réputé de Belgrade, et c'est sur le Kosovo qu'il tombera " (...). En 1987, alors qu'il dirige la Ligue des communistes de Serbie, il fait le ménage à la tête du parti, place ses amis dans les médias et se débarrasse des opposants favorables à un dialogue avec les Albanais du Kosovo, qui représentent 90 % des quelques 2 millions d'habitants de la province. Slobodan Milosevic mobilise les foules dans des " meetings spontanés ", sur le thème de la " révolution anti-bureaucratique " et du " réveil de la conscience serbe. " Celui qui apparaît comme un "libérateur" veut restructurer la Yougoslavie ? en difficulté depuis la mort de Tito le 4 mai 1980 ? dans un système centralisé. Et surtout tirer un trait sur "l'humiliation" que le maréchal avait infligée à la Serbie depuis trente ans en estimant qu'une Yougoslavie équilibrée supposait une Serbie affaiblie. Slobodan Milosevic a alors quarante-six ans ; il devient presque aussitôt une " idole ", exige la " réunification de la Serbie " par le rattachement des provinces autonomes du Kosovo et de Voïvodine et déclenche une vague de nationalisme qui se manifeste à travers de gigantesques réunions populaires.
 
Deux ans plus tard, il fait adopter, en mars 1989, une nouvelle Constitution marquée par la " récupération " des deux provinces autonomes : la Voïvodine et, surtout, le Kosovo. Dans la province albanaise, la révolte gronde déjà depuis plusieurs mois. De violents affrontements entraînent la mort de dizaines de personnes lors de heurts entre manifestants et forces de l'ordre serbes. L'administration est épurée de tous les cadres soupçonnés de sympathies à l'égard des " séparatistes " ; l'armée est déployée ; l'apartheid s'installe. En juin 1989, à l'occasion du sixième centenaire de la bataille du Kosovo qui marqua, au Champ des merles, la retentissante défaite des chrétiens contre les envahisseurs turcs, Slobodan Milosevic apparaît comme le grand maître de cérémonie. Il déclare que " la Serbie se trouve devant de nouvelles batailles, non pas armées, bien que celles-ci ne soient pas exclues ". Plus d'un million de personnes l'acclament lors de cette " fête " (...). Slobodan Milosevic est au faîte de sa gloire : il est élu président de Serbie en juillet 1989.(...) Il prend un malin plaisir à multiplier les contre-pieds, à surprendre ses adversaires. Après avoir imposé l'état d'urgence dans la province, un an plus tôt, il le lève, en avril 1990, et annonce la libération d'une centaine de détenus politiques, dont le " doyen " des prisonniers yougoslaves, l'écrivain Adem Demaqi, incarcéré pendant près de trente ans pour " activités nationalistes ". Dans le même temps, il promet aux Serbes de sauvegarder ce qu'il appelle leur " berceau ". Les affrontements ont déjà provoqué la mort de plus de cent personnes, dans une région quadrillée par plusieurs dizaines de milliers de policiers et de miliciens serbes. (...)
 
Après la guerre dans l'ex-Yougoslavie, Slobodan Milosevic est salué par les chaînes de télévision serbes, lors de la signature de l'accord de Dayton, en décembre 1995, comme "l'homme de la paix". Dans la province à majorité albanaise, la situation continue à se tendre. Les négociations sur le système éducatif n'ont pas progressé malgré la signature, à l'automne 1996, d'un accord "historique" entre Ibrahim Rugova et Slobodan Milosevic. Le mécontentement monte et des divisions commencent à apparaître, au sein même de la communauté albanaise, sur la stratégie à suivre : au dialogue sans violence prôné par Ibrahim Rugova depuis dix ans, une frange radicale ? dirigée par Adem Demaqi ? entend désormais substituer la confrontation. Au même moment émerge, en 1997, une nébuleuse "Armée de libération du Kosovo" (UCK) qui attaque des postes de police serbes en différents points de la province. Au début du mois de mars 1998, les forces serbes attaquent plusieurs hameaux, tuant une centaine de personnes. Depuis, l'escalade de la répression et des combats n'a fait que s'amplifier. Des dizaines de milliers de personnes ont fui les combats, vers l'Albanie ou le Monténégro voisins, et l'UCK apparaît de plus en plus comme un élément incontrôlable. Alors que la communauté internationale multiplie les pressions et tente de contraindre les deux parties à entamer un dialogue, la radicalisation des Albanais comme des Serbes plonge le Kosovo dans la guerre et le chaos. Pour la première fois peut-être, " le pistolet sur la tempe ", les autorités de Belgrade semblent prendre conscience qu'elles ne parviendront pas à régler militairement la question du Kosovo et qu'elles devront entamer un dialogue. Après dix ans de provocations, d'atermoiements, de fausses promesses et la mort de plusieurs centaines d'hommes, de femmes, d'enfants, et de policiers?
 
source : http://www.ac-montpellier.fr/resso [...] da5a2.html

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Marsh Posté le 19-01-2003 à 22:47:27    

in google we trust.

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Marsh Posté le 20-01-2003 à 18:04:39    

Bastian > seulement sur le procès, donc c'est pour ca que je veux comprendre parfaitement ce qui s'est passé.
 
Sateeva >  :love:  :jap:


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GT : Befa21
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Marsh Posté le 20-01-2003 à 20:06:26    

Befa21 a écrit :

signature : Vous aussi faites vous larguer le 31 :/


 
ah oui c'est toi !
 
j'me rappelle...
 
mon pauvre . snif.

Reply

Marsh Posté le 20-01-2003 à 20:25:17    

sateeva a écrit :


 
ah oui c'est toi !
 
j'me rappelle...
 
mon pauvre . snif.


 
je m'en suis remis, même si j'ai encore quelques coups de blues :/


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GT : Befa21
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Marsh Posté le 20-01-2003 à 20:26:29    

bah tu m'etonnes.
 
"supaaaair ! et bonne annee."
 
waow

Reply

Marsh Posté le 20-01-2003 à 20:28:16    

sateeva a écrit :

bah tu m'etonnes.
 
"supaaaair ! et bonne annee."
 
waow


 
le pire c'est qu'en plus d'être dans le meme bahut on est dans la meme classe :/
jte dis pas comment j ai morflé a la rentrée  :(  
m'enfin la vie continue  :)


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GT : Befa21
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Marsh Posté le 13-07-2005 à 15:48:51    

Pour en revenir à Milosevic, c'est un peu plus compliqué que ca tout de même. Certes, les faits exposés au début sont reels, mais restent assez flous sur la politique extérieure secrète menée dans la même période.
J'avais trouvé un très bon livre la dessus, si je remet la main dessus, je te donne la référence ici-même.


Message édité par Ordre Noir le 13-07-2005 à 15:49:35

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Film et musique experimentale? Viendez découvrir l'Ordre Noir !
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Marsh Posté le 13-07-2005 à 15:48:51   

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Marsh Posté le 13-07-2005 à 15:55:05    

ressources Wikipédia:
 
Kosovo:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kossovo
 

Citation :


Les adeptes de la « Grande Serbie » vont réactualiser la politique de désalbanisation du Kosovo de Rankovic. L'un des principaux et plus fidèles serviteurs de ces idées était Slobodan Milosevic. Lorsqu'il prend le pouvoir du parti communiste serbe en 1987, il met en action son plan maccabre et pas seulement contre la population albanaise. En retirant l'autonomie du Kosovo et en entamant la guerre avec les autres républiques, il lance la guerre la plus sanglante en Europe depuis la seconde guerre mondiale.
 
La différence de taux de natalité entre les communautés serbe et albanaise depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale à contribué au renforcement progressif de la majorité albanaise, malgré la politique de désalbanisation entreprise par les autorités serbes. En 1991, le Kosovo compte ainsi 82 % de la population selon les statistiques officielles fédérales , ces chiffre étant contesté par les Albanais qui l'estiment supérieur à 90 % dans la réalité. Milosevic met en place une politique de «purification ethnique» destinée à restaurer le caractère Serbe de la région. L'autonomie de la province est supprimée, le parlement et le gouvernement du Kosovo sont dissous, la langue albanaise est interdite dans l'enseignement et les médias. Des leaders politiques albanais réfutent cette mise sous tutelle et prononcent l'indépendance du Kosovo. Ibrahim Rugova remportent des élections clandestines et devient président du Kosovo. Les forces armées serbes intensifient alors les pressions sur la population et reprend progressivement le contrôle de l'administration et de l'économie locale.
 
En 1995, les accords de Dayton placent le Kosovo au sein de la nouvelle entité yougoslave. Les indépendantistes de l'armée de libération du Kosovo (UCK) radicalisent leur action et revendiquent plusieurs attentats contre les Serbes. La communauté internationale, qui craint que l'explosion des revendications territoriales n'entraîne l'Europe dans une nouvelle guerre globale, ne souhaite pas soutenir l'objectif de «Grande Albanie» des membres de l'UCK. Milosevic intensifie donc les répression et en 1998 il ordonne l'assaut militaire contre le Kosovo. Plusieurs centaines de milliers d'albanais sont contraints à l'exil.
 
Entre le 24 mars 1999 et le 10 juin 1999, l'OTAN procède à des frappes aériennes sur la Serbie et contraint Milosevic à se retirer du Kosovo. La région passe sous l'administration des Nations Unies.
 
La situation reste cependant extrêmement précaire et les tensions ethniques sont loin d'avoir disparues. Depuis 1999, des centaines de milliers de Serbes, de Roms et d’Albanais ont été contraints de quitter leur résidences pour chercher la sécurité au sein de leurs communautés.


 
 
Milosevic:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Slobodan_Milosevic

Citation :


En 1984, il devient chef de la section de Belgrade au Parti communiste. Sa carrière politique de premier plan commence en 1987, quand il remplace Ivan Stambolić à la tête du Parti communiste serbe. En mai 1989, il est élu président de Serbie et transforme en 1990 le Parti communiste en Parti socialiste. Il préside également au changement de constitution qui donne au président un pouvoir accru. En 1992, il est réélu à la présidence, cette fois au suffrage universel direct.
 
En juin 1991, la Croatie et la Slovénie avaient fait sécession de la Yougoslavie, suivies par la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine. La Serbie demande à ce que les importantes minorités serbes de Croatie et de Bosnie aient le droit à l'auto-détermination et restent avec elle dans la Yougoslavie. Ceci conduit à une sanglante guerre civile, qui se termine en 1995 avec les accords de Dayton. Le président Milošević fait alors figure de pilier de la paix régionale.
 
En 1998, des émeutes séparatistes ont lieu dans la province serbe du Kosovo, du fait d'une importante minorité d'albanophones. Parallèllement, depuis 1996 des contestations internes du pouvoir de M. Milošević surviennent suite à des accusations de fraude électorale dans le scrutin municipal : des étudiants manifestent dans la rue, entraînant avec eux une partie importante de la population à Belgrade. Pendant l'hiver 1996, les manifestations sont quotidiennes. En février 1997, après plusieurs semaines de résistance, M. Milošević finit par reconnaître la victoire de l'opposition.
 
En juillet 1997, M. Milošević est élu à la tête de la République fédérale de Yougoslavie (RFY), comprenant la Serbie et le Monténégro. Les actions serbes au Kosovo finissent par émouvoir l'opinion internationale, et en 1999, l'OTAN ordonne des frappes aériennes contre la RFY (du 24 mars au 10 juin), forçant celle-ci à retirer ses troupes du Kosovo en 1999. Cette même année, il est inculpé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
 
En septembre 2000, il est battu aux élections présidentielles fédérales par Vojislav Koštunica. Arrêté en 2001 pour abus de pouvoir et corruption, il est livré à l'ONU par le gouvernement serbe. À l'heure actuelle (2004), il comparaît devant le TPIY.


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la manif des radicalisés au Trocadéro
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Marsh Posté le 13-07-2005 à 15:58:36    

Ordre Noir a écrit :

Pour en revenir à Milosevic, c'est un peu plus compliqué que ca tout de même. Certes, les faits exposés au début sont reels, mais restent assez flous sur la politique extérieure secrète menée dans la même période.
J'avais trouvé un très bon livre la dessus, si je remet la main dessus, je te donne la référence ici-même.


Tu remontes le topic de 2 ans pour ça :??:
Tu as regardé le film sur le TPI et les documentaires hier sur Arte ?

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